Sortie de Redis 2.0.0

Redis est une base de données de type clé-valeur, sous licence BSD. On peut voir Redis comme une sorte de memcached boosté aux stéroïdes.

Les principales caractéristiques de Redis sont :
Le principal développeur de Redis, Salvatore Sanfilippo, a été embauché par VMWare pour travailler à plein temps sur Redis. Cela a conduit à la récente sortie de la version 2.0 dont quelques nouveautés seront mises en avant dans la seconde partie de la dépêche.


lien 1 : Site officiel de Redis
lien 2 : Le code de Redis sur github
lien 3 : Le changelog de la version 2.0
lien 4 : Try Redis, un tutoriel interactif en ligne
lien 5 : En savoir plus sur Redis
(...)

Le Fan-Art du dimanche

L'image ne s'affiche pas, c'est peut-être une animation flash...




L'adresse de ce site formidable est là:

http://www.lesautresgens.com/

Une petite remarque supplémentaire: ceci n'est pas une pub pour vous encourager à aller voir un truc auquel je participe, hein. Je précise que je ne prêche pas pour ma chapelle...
J'ai découvert les autres gens (je n'ai pas eu trop de mal, j'ai plein de copains qui participent) et après un premier coup d'oeil non convaincu, je me suis un peu plus penché dessus.

Outre le fait que l'histoire -aussi improbable soit-elle- est très addictive dans ce format "série télé", je n'avais jamais vu autant de talents concentrés en un même lieu. On retrouve Bastien Vivès, Marion Montaigne, Nicolas Némiri, Aseyn, Clotka, Blackfrog, Erwann Surcouf, Loïc Sécheresse, Singeon, Ak, Terreur Graphique, Poipoi... Et bien d'autres !

Bref, je voulais juste le redire: c'est un vrai fan-art, pas une réclame. Ma participation tient d'ailleurs plus du copinage que de l'intégration à la série !


Découvrez Fise, un moteur sémantique Open-Source !

Le projet Open-Source IKS vient de dévoiler le fruit de ses recherches : Fise, un moteur sémantique.
Le but d'un moteur sémantique est d'analyser un texte pour en dégager les termes fondamentaux et les lier à des thèmes. Par exemple, le mot "Paris" doit pouvoir être identifiable à une ville en France mais également à une ville de l'Illinois (USA). Dans le premier cas, le moteur devra en plus assimiler "Paris" à la capitale de la France.
En bref, le moteur sémantique s'occupe de classifier des documents : dans quelle langue est-il ? De quoi parle-t-il ? Par quels mots-clefs le caractériser ? Quels sont les documents similaires ?

L'extraction et l'assimilation des données est une branche de l'informatique appelée Natural Language Processing (NLP). Plus couramment, on retrouve cette branche dans les correcteurs orthographiques ; le texte à analyser est "découpé" et chaque mot est comparé à une liste de mots correctement orthographiés dans un fichier.

Le projet IKS



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Les documents contenant de l'information (pages Web, documents PDF, images) foisonnent sur internet. L'information qui s'y trouve est en général destinée à d'autres lecteurs, et souvent partiellement implicite : les humains s'aideront du contexte pour savoir, par exemple, si "FPS" signifie "Frame Per Seconds" ou "First Person Shooter".

Le W3C développe des outils pour rendre ces informations accessibles plus facilement. Par exemple, la balise HTML <acronym> , qui permet de préciser la signification d'un acronyme tel que FPS, ajoute de l'information sémantique au document : en plus d'être utile pour un lecteur humain, elle peut être utilisée par des outils automatisés pour, par exemple, constituer un lexique à partir d'un document, en repérant toutes les utilisations de cette balise.

Plus généralement, le concept du Web sémantique désigne l'ensemble des technologies qui permettent de rendre les informations d'un document plus explicites, sous des formats standardisés, pour pouvoir les utiliser plus facilement ensuite. On veut pouvoir annoter des documents (qui est la personne sur cette photo ?) et y ajouter de la structure. Cela demande le développement de méthodes pour classifier l'information, définir les relations entre différents objets, etc. Les applications sont multiples : recherche et tri des documents améliorés, résumé automatique de textes, mise en relation avec d'autres documents pertinents... On pense que si ces données sémantiques se démocratisaient sur le Web, un grand nombre d'applications nouvelles apparaîtraient, au point de révolutionner notre usage du web : on parle de Web 3.0.

Malheureusement, les bienfaits promis par le Web sémantique tardent encore à arriver dans nos assiettes : il faut que quelqu'un écrive au départ ces annotations, et les auteurs de documents traînent un peu les pieds. Les moteurs de recherche et les moteurs sémantiques permettent de récupérer une partie des informations de textes non-annotés, et sont donc une bonne base de départ, mais il serait intéressant de fournir aux auteurs de contenus des outils efficaces pour construire directement des documents annotés, sans que cela leur demande beaucoup plus d'effort.

Où mettre en place ces outils ? Tous les systèmes automatisés de gestion de contenu sont susceptibles de les intégrer. Par exemple, sur le Site du Zéro, quand on charge (upload) une image pour l'utiliser dans un post, on peut fournir une légende. C'est une façon d'inciter les auteurs à fournir une information qui pourrait ensuite être présente sous forme d'annotation sémantique.

Ainsi, il existe un grand nombre de logiciels destinés à la gestion du contenu (en général pour sa publication sur le Web ou en intranet) : les CMS. Le projet IKS vise à intégrer les technologies sémantiques dans les CMS déjà existant. Sa stratégie est de développer des outils sémantiques open-source (dont Fise fait partie), et de prendre contact avec les développeurs de CMS existant pour les aider à les intégrer dans leur projet.

Fise : un moteur sémantique

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Le travail de Fise est tout simplement d'assimiler une information à un thème. Le moteur s'occupe donc de "découper" une phrase et de traiter l'information en suivant plusieurs modèles et architectures. Pour le moment, Fise n'accomplit pas tout le travail d'un moteur sémantique. Il est en perpétuelle recherche et développement. De plus, il ne traite pour le moment que les textes en anglais.
Pour assimiler un mot à un thème, il faut faire une recherche dans une base de données. Le choix s'est notamment porté sur DBpedia, qui procède à une structuration des informations de Wikipédia. Le tout regroupe plus de 3 millions d'entrées, dont 312 000 personnages connus :-° .

Des données structurées avec RDF



Il existe un modèle spécialement conçu pour associer une donnée à une idée : RDF. RDF n'est pas un format de données ni un langage de programmation. C'est un modèle que l'on utilise par exemple en XML pour associer des informations à un thème.

Une donnée RDF est présentée sous la forme d'un triplet {ressource, propriété, valeur}. Ce triplet décrit donc un objet comme une phrase.

Code : XML
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<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?>
<rdf:RDF

     xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#"
     xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">

<rdf:Description

     rdf:about="http://www.siteduzero.com"> <!-- La ressource à décrire est le Site du Zéro -->

<dc:creator>M@teo21</dc:creator> 
<!-- La propriété est creator ; la valeur est M@teo21. 
Autrement dit, M@teo21 est le créateur du site du zéro, dont la ressource est http://www.siteduzero.com -->

<dc:title>Le Site du Zéro</dc:title>
<dc:format>Site Web</dc:format>

</rdf:Description>
</rdf:RDF>


On peut ainsi décrire le Site du Zéro et réutiliser ces valeurs ailleurs. Grâce aux triplets, on peut lier les informations entre elles. Désormais, M@teo21 renvoie à l'auteur http://www.siteduzero.com et réciproquement.

L'utilisation de REST


Fise utilise en partie l'architecture REST qui a été conçue par Roy Fielding, un informaticien américain, également co-fondateur de la fondation Apache.
Chaque document (aussi appelé « ressource »), accessible via une URL (http:// ...), possède une représentation (le code). Pour modifier la ressource, il faut modifier la représentation. Voici un schéma de Jean-Paul Figer, placé sous licence Creative Commons BY-NC-ND :

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La ressource est ici la météo à Paris. Vous pouvez y accéder grâce à une adresse. La météo est représentée sous forme de données informatiques grâce à du code, auparavant structuré pour faciliter le traitement de l'information.
Autrement dit, on doit pour partie à cette architecture la navigation par liens sur le Web. Le lien donne accès à la représentation, qui va pouvoir être interprétée pour afficher une belle page Web. C'est une architecture avantageuse pour le projet IKS. En effet, si les représentations sont auparavant structurées pour faciliter le traitement de l'information, le moteur sémantique peut accéder à ses bases de données avec des liens et renvoyer le résultat de ses comparaisons.

Démonstration


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(Cliquer pour agrandir)
Nous avons accès à une version d'expérimentation de Fise. C'est assez surprenant. Si nous tapons par exemple « Ringo Starr was born in Liverpool (England) whereas I was born near Paris (France) », nous allons avoir des informations sur Ringo Starr, sur l'Angleterre, sur la France, ainsi que sur Liverpool et Paris. Vous constaterez sur la capture d'écran ci-contre que Starr a été assimilé à une personne, alors que les noms des pays et des villes à des lieux, sans aucune autre information. C'est toute l'idée d'un moteur sémantique.

D'ailleurs, sur le document RDF/XML de sortie (mis en secret), nous remarquons bien le découpage de Fise et la recherche dans les lexiques appropriés.

Secret (cliquez pour afficher)
Code : XML
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<rdf:RDF
    xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#"
    xmlns:j.0="http://purl.org/dc/terms/"
    xmlns:j.1="http://fise.iks-project.eu/ontology/" > 
  <rdf:Description rdf:about="urn:enhancement-64b99ac9-801b-9fde-6f68-0880b22adfe4">
    <rdf:type rdf:resource="http://fise.iks-project.eu/ontology/TextAnnotation"/>
    <j.0:creator rdf:datatype="http://www.w3.org/2001/XMLSchema#string">eu.iksproject.fise.engines.opennlp.impl.NamedEntityExtractionEnhancementEngine</j.0:creator>
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    <rdf:type rdf:resource="http://fise.iks-project.eu/ontology/Enhancement"/>
    <j.1:selected-text rdf:datatype="http://www.w3.org/2001/XMLSchema#string">France</j.1:selected-text>
    <j.1:selection-context rdf:datatype="http://www.w3.org/2001/XMLSchema#string">Ringo Starr was born in Liverpool (England) whereas I was born near Paris (France).</j.1:selection-context>
    <j.0:type rdf:resource="http://dbpedia.org/ontology/Place"/>
    <j.1:confidence rdf:datatype="http://www.w3.org/2001/XMLSchema#double">0.9264252674592343</j.1:confidence>
    <j.1:start rdf:datatype="http://www.w3.org/2001/XMLSchema#int">75</j.1:start>
    <j.1:end rdf:datatype="http://www.w3.org/2001/XMLSchema#int">81</j.1:end>
  </rdf:Description>
  <rdf:Description rdf:about="urn:enhancement-c461651a-766d-3e99-b0ee-649d2d896006">
    <j.1:end rdf:datatype="http://www.w3.org/2001/XMLSchema#int">11</j.1:end>
    <j.1:start rdf:datatype="http://www.w3.org/2001/XMLSchema#int">6</j.1:start>
    <j.1:confidence rdf:datatype="http://www.w3.org/2001/XMLSchema#double">0.5533030727395185</j.1:confidence>
    <j.0:type rdf:resource="http://dbpedia.org/ontology/Person"/>
    <j.1:selection-context rdf:datatype="http://www.w3.org/2001/XMLSchema#string">Ringo Starr was born in Liverpool (England) whereas I was born near Paris (France).</j.1:selection-context>
    <j.1:selected-text rdf:datatype="http://www.w3.org/2001/XMLSchema#string">Starr</j.1:selected-text>
    <rdf:type rdf:resource="http://fise.iks-project.eu/ontology/TextAnnotation"/>
    <j.0:creator rdf:datatype="http://www.w3.org/2001/XMLSchema#string">eu.iksproject.fise.engines.opennlp.impl.NamedEntityExtractionEnhancementEngine</j.0:creator>
    <j.0:created rdf:datatype="http://www.w3.org/2001/XMLSchema#dateTime">2010-08-31T09:31:42.694+02:00</j.0:created>
    <j.1:extracted-from rdf:resource="urn:content-item-sha1-949b77a4cbb5c1dc8a0f8f26437dcbc2eda5cb37"/>
    <rdf:type rdf:resource="http://fise.iks-project.eu/ontology/Enhancement"/>
  </rdf:Description>
  <rdf:Description rdf:about="urn:enhancement-2a9e6b03-8f01-ded3-1b2b-b03d6e9e9217">
    <j.1:entity-type rdf:resource="http://dbpedia.org/ontology/Country"/>
    <j.1:entity-type rdf:resource="http://dbpedia.org/ontology/PopulatedPlace"/>
    <j.1:entity-type rdf:resource="http://dbpedia.org/ontology/Place"/>
    <j.1:entity-type rdf:resource="http://www.w3.org/2002/07/owl#Thing"/>
    <j.1:confidence rdf:datatype="http://www.w3.org/2001/XMLSchema#double">4.107405185699463</j.1:confidence>
    <j.1:entity-label rdf:datatype="http://www.w3.org/2001/XMLSchema#string">Vichy France</j.1:entity-label>
    <j.1:entity-reference rdf:resource="http://dbpedia.org/resource/Vichy_France"/>
    <j.0:relation rdf:resource="urn:enhancement-64b99ac9-801b-9fde-6f68-0880b22adfe4"/>
    <rdf:type rdf:resource="http://fise.iks-project.eu/ontology/EntityAnnotation"/>
    <j.0:creator rdf:datatype="http://www.w3.org/2001/XMLSchema#string">eu.iksproject.fise.engines.autotagging.impl.EntityMentionEnhancementEngine</j.0:creator>
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    <rdf:type rdf:resource="http://fise.iks-project.eu/ontology/Enhancement"/>
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  <rdf:Description rdf:about="urn:enhancement-547074e0-f74b-7031-f84a-a02818bef75c">
    <j.1:entity-type rdf:resource="http://dbpedia.org/ontology/Country"/>
    <j.1:entity-type rdf:resource="http://dbpedia.org/ontology/PopulatedPlace"/>
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    <j.1:entity-type rdf:resource="http://www.w3.org/2002/07/owl#Thing"/>
    <j.1:confidence rdf:datatype="http://www.w3.org/2001/XMLSchema#double">5.315380096435547</j.1:confidence>
    <j.1:entity-label rdf:datatype="http://www.w3.org/2001/XMLSchema#string">Kingdom of England</j.1:entity-label>
    <j.1:entity-reference rdf:resource="http://dbpedia.org/resource/Kingdom_of_England"/>
    <j.0:relation rdf:resource="urn:enhancement-a5d8ed0e-8405-8787-8f06-a8dcef255d52"/>
    <rdf:type rdf:resource="http://fise.iks-project.eu/ontology/EntityAnnotation"/>
    <j.0:creator rdf:datatype="http://www.w3.org/2001/XMLSchema#string">eu.iksproject.fise.engines.autotagging.impl.EntityMentionEnhancementEngine</j.0:creator>
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    <rdf:type rdf:resource="http://fise.iks-project.eu/ontology/Enhancement"/>
  </rdf:Description>
  <rdf:Description rdf:about="urn:enhancement-84442bf5-fcf8-d5f7-44c3-1efb842da0fc">
    <j.1:entity-type rdf:resource="http://dbpedia.org/ontology/MusicalArtist"/>
    <j.1:entity-type rdf:resource="http://dbpedia.org/ontology/Artist"/>
    <j.1:entity-type rdf:resource="http://dbpedia.org/ontology/Person"/>
    <j.1:entity-type rdf:resource="http://www.w3.org/2002/07/owl#Thing"/>
    <j.1:confidence rdf:datatype="http://www.w3.org/2001/XMLSchema#double">4.024414539337158</j.1:confidence>
    <j.1:entity-label rdf:datatype="http://www.w3.org/2001/XMLSchema#string">Ringo Starr</j.1:entity-label>
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    <j.0:relation rdf:resource="urn:enhancement-c461651a-766d-3e99-b0ee-649d2d896006"/>
    <rdf:type rdf:resource="http://fise.iks-project.eu/ontology/EntityAnnotation"/>
    <j.0:creator rdf:datatype="http://www.w3.org/2001/XMLSchema#string">eu.iksproject.fise.engines.autotagging.impl.EntityMentionEnhancementEngine</j.0:creator>
    <j.0:created rdf:datatype="http://www.w3.org/2001/XMLSchema#dateTime">2010-08-31T09:31:42.714+02:00</j.0:created>
    <j.1:extracted-from rdf:resource="urn:content-item-sha1-949b77a4cbb5c1dc8a0f8f26437dcbc2eda5cb37"/>
    <rdf:type rdf:resource="http://fise.iks-project.eu/ontology/Enhancement"/>
  </rdf:Description>
  <rdf:Description rdf:about="urn:enhancement-55003c4e-8abb-d7b9-ac76-ab89a0a66089">
    <j.1:entity-type rdf:resource="http://dbpedia.org/ontology/Country"/>
    <j.1:entity-type rdf:resource="http://dbpedia.org/ontology/PopulatedPlace"/>
    <j.1:entity-type rdf:resource="http://dbpedia.org/ontology/Place"/>
    <j.1:entity-type rdf:resource="http://www.w3.org/2002/07/owl#Thing"/>
    <j.1:confidence rdf:datatype="http://www.w3.org/2001/XMLSchema#double">10.22369384765625</j.1:confidence>
    <j.1:entity-label rdf:datatype="http://www.w3.org/2001/XMLSchema#string">France</j.1:entity-label>
    <j.1:entity-reference rdf:resource="http://dbpedia.org/resource/France"/>
    <j.0:relation rdf:resource="urn:enhancement-64b99ac9-801b-9fde-6f68-0880b22adfe4"/>
    <rdf:type rdf:resource="http://fise.iks-project.eu/ontology/EntityAnnotation"/>
    <j.0:creator rdf:datatype="http://www.w3.org/2001/XMLSchema#string">eu.iksproject.fise.engines.autotagging.impl.EntityMentionEnhancementEngine</j.0:creator>
    <j.0:created rdf:datatype="http://www.w3.org/2001/XMLSchema#dateTime">2010-08-31T09:31:42.736+02:00</j.0:created>
    <j.1:extracted-from rdf:resource="urn:content-item-sha1-949b77a4cbb5c1dc8a0f8f26437dcbc2eda5cb37"/>
    <rdf:type rdf:resource="http://fise.iks-project.eu/ontology/Enhancement"/>
  </rdf:Description>
  <rdf:Description rdf:about="urn:enhancement-0e540bb5-9136-afae-aabf-46505f1854b0">
    <rdf:type rdf:resource="http://fise.iks-project.eu/ontology/Enhancement"/>
    <j.1:extracted-from rdf:resource="urn:content-item-sha1-949b77a4cbb5c1dc8a0f8f26437dcbc2eda5cb37"/>
    <j.0:created rdf:datatype="http://www.w3.org/2001/XMLSchema#dateTime">2010-08-31T09:31:42.699+02:00</j.0:created>
    <j.0:creator rdf:datatype="http://www.w3.org/2001/XMLSchema#string">eu.iksproject.fise.engines.autotagging.impl.EntityMentionEnhancementEngine</j.0:creator>
    <rdf:type rdf:resource="http://fise.iks-project.eu/ontology/EntityAnnotation"/>
    <j.0:relation rdf:resource="urn:enhancement-1b4c81d1-3d9c-12d4-79f6-0cd3aa6c22e2"/>
    <j.1:entity-reference rdf:resource="http://dbpedia.org/resource/Paris"/>
    <j.1:entity-label rdf:datatype="http://www.w3.org/2001/XMLSchema#string">Paris</j.1:entity-label>
    <j.1:confidence rdf:datatype="http://www.w3.org/2001/XMLSchema#double">7.056663990020752</j.1:confidence>
    <j.1:entity-type rdf:resource="http://www.w3.org/2002/07/owl#Thing"/>
    <j.1:entity-type rdf:resource="http://dbpedia.org/ontology/Place"/>
    <j.1:entity-type rdf:resource="http://dbpedia.org/ontology/WorldHeritageSite"/>
  </rdf:Description>
  <rdf:Description rdf:about="urn:enhancement-a6436412-2f97-20ef-6be4-144082e0ffab">
    <rdf:type rdf:resource="http://fise.iks-project.eu/ontology/Enhancement"/>
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Par exemple, une des recherches se fait ici dans le document http://dbpedia.org/ontology/Country. Suivant l'architecture REST, cette URL va fournir une représentation, que le moteur va pouvoir utiliser pour effectuer des recherches dans la base de données :) . D'ailleurs, au survol du lien Ringo Starr, nous apercevons une brève description du personnage, identique à celle de Wikipédia.
Tout ceci n'est qu'en version d'essai, mais IKS espère désormais implémenter son moteur dans tous les CMS ralliés au projet afin de pouvoir enfin passer au Web 3.0.

Liens et sources


Image utilisateur
Roy Fielding


IKS & Fise



L'architecture REST :



Autre


DoudouLinux, l'ordi qu'ils préfèrent !

Jeune projet lancé cet été, DoudouLinux est un système conçu pour les enfants à partir de 2 ans dont l'objectif est d'être aussi facile à utiliser qu'une console de jeu. Il se présente sous la forme d'un LiveCD en 8 langues différentes et contient une cinquantaine d'applications sélectionnées pour leur accessibilité : jeux éducatifs bien sûr, jeux ludiques aussi, outils pour travailler et activités artistiques (dessin, musique). On y retrouve les classiques jeux éducatifs Childsplay, Gcompris, Pysycache et TuxPaint, la liste complète est dans la rubrique « Applications » du site web.

Par ailleurs DoudouLinux contient un outil pour activer la persistance des données et éliminer le principal inconvénient des systèmes Live : la perte de ses propres données à l'extinction. On peut aussi installer DoudouLinux définitivement, mais le programme d'installation n'est pas facilement accessible pour une raison simple : garantir que les enfants utilisent l'ordinateur sans risque pour les données qu'il contient.

Actuellement le projet n'en est qu'à ses débuts et ne propose pas encore de version stable officielle. Néanmoins les images CD/clef USB à télécharger sont parfaitement utilisables et demandent justement à être testées le plus possible (avis aux volontaires !).


lien 1 : doudoulinux.org
lien 2 : Prise en main rapide
lien 3 : Liste des applications
lien 4 : Téléchargement
lien 5 : Article sur Framasoft
(...)

Prenez de bonnes habitudes avec Daily Stamp

Rails Rumble est une compétition qui se tient une fois par an et dont l'objectif est de faire une application Rails en moins de 48h avec une équipe de moins de quatre personnes. La prochaine édition se tiendra les 16 et 17 octobre prochain, mais je voudrais surtout vous présenter une des applications de l'édition 2009 : Daily Stamp.

Ryan Bates, aussi connu pour ses Railscasts, a développé Daily Stamp pour nous permettre de prendre de bonnes habitudes ou de casser les mauvaises. Il vient de libérer le code source sous licence MIT.

Le fonctionnement est très simple et s'inspire des Seinfeld Calendar : chaque jour, vous apposez un tampon si vous avez bien accompli votre mission et vous marquez des points au fur et à mesure que votre série de jours tamponnés grandit. Par exemple, si votre objectif est d'écrire un billet sur votre blog tous les jours, chaque fois que vous aurez écrit un billet, vous irez tamponner la case du jour sur Daily Stamp. Quand vous aurez atteint un score de 100 points (ou plus si vous le souhaitez), vous devriez avoir adopté l'habitude et pouvoir continuer sans Daily Stamp.

Daily Stamp vous permet d'avoir plusieurs objectifs en parallèle, de personnaliser vos tampons, de rendre publics vos objectifs ou de les garder privés et de suivre les tampons publics de vos amis. Bref, c'est un très bon moyen pour garder sa motivation lorsque l'on souhaite prendre une nouvelle habitude ou casser une mauvaise.


lien 1 : Daily Stamp
lien 2 : Le code de Daily Stamp sur github
lien 3 : Railscasts
lien 4 : Rails Rumble
lien 5 : Jerry Seinfeld's Productivity Secret
lien 6 : Se motiver avec un Seinfeld Calendar

Priority Inbox, le classement par priorité dans Gmail !

Il y quelques jours, Google intégrait à son service de webmail Gmail une fonctionnalité permettant de passer des appels vers des fixes ou mobiles depuis son ordinateur au moyen d'un protocole VoIP. Aujourd'hui, c'est au tour d'une nouvelle fonctionnalité de voir le jour au sein du célèbre webmail de la firme de Mountain View : Priority Inbox.


Priority Inbox, c'est quoi ?


Image utilisateur
Aperçu de l'interface
Priority Inbox est une fonction qui permet de classer les mails dans la boite de réception non pas par ordre chronologique, mais par ordre de priorité. Pour ce faire, Priority Inbox analyse les habitudes de l'utilisateur en fonction du délai de consultation d'un mail et s'il répond ou non à l'expéditeur, le délai de réponse comptant également. Il peut donc comprendre quand un courriel est lu tout de suite et quand il ne l'est pas. Grâce à cet algorithme, le logiciel mettra en avant les mails des expéditeurs qui sont régulièrement lus, et mettra en arrière ceux qui sont rarement ou jamais lus.

Cette fonctionnalité permet entre autres à l'utilisateur de marquer d'une étoile les mails qu'il souhaite relire plus tard. Ainsi, les mails sont donc partagés en trois catégories de priorité :
  • les mails importants qui n'ont pas été lus ;
  • les mails suivis, c'est-à-dire ceux marqués d'une étoile ;
  • et pour finir tout le reste, ce qui peut être des mails publicitaires, spams, etc.
Image utilisateur

D'après les calculs de Google, Priority Inbox permettrait de baisser le temps de lecture des mails de 6 % en moyenne. Il est évident que Priority Inbox peut se tromper et dans ce cas, vous pouvez augmenter ou baisser l'importance des mails envoyés par un expéditeur quelconque, que ce soit un proche ou votre patron. Mais avec le temps et les interventions externes, Priority Inbox s'adaptera et deviendra de plus en plus précis.

Priority Inbox s'adresse évidemment à tout le monde mais sera surtout utile à ceux ou celles d'entre nous qui reçoivent une quantité de messages pouvant avoir des répercutions sur leur travail dans leurs boites Gmail.

En version Bêta ?


Mise en place dans le courant de la semaine, la première version de Priority Inbox sera placée sous le sigle bêta. Mais cela ne signifie pas, comme les autres bêtas, que la version est instable et qu'il y peut y avoir des problèmes : pour Google, c'est une version stable, mais qui est ouverte à toute idée d'amélioration de la part de la communauté.


Vidéo explicative


Voici la bande-vidéo promotionnelle officielle de Google à propos de la sortie de sa nouvelle fonctionnalité. Elle est très bien réalisée, bien illustrée et bien expliquée :



Liens


L'enseignante Christine Mytko ou l'exception qui devrait être la règle

Christine Mytko - Curriki - CC by-ncC’est la rentrée des classes. Et nous publions, à l’occasion, la traduction d’un entretien avec une enseignante américaine impliquée dans ce que l’on appelle les Ressources Éducatives Libres, ces ressources placées sous licence libre et qui offrent aux utilisateurs les mêmes droits que ceux d’un logiciel libre : utilisation, étude, modification, duplication et diffusion. Face au casse-tête du « tous droits réservés », elles représentent une formidable opportunité pour l’éducation. Une opportunité d’usage mais aussi de remix et de création collective. Une opportunité qui met l’accent sur le partage et la coopération au détriment de l’individualisme et de la compétition.

Le problème c’est que vos enfants ont encore aujourd’hui une chance infime de rencontrer de tels professeurs dans leur classe cette année.

Pourquoi ? Principalement à cause de la scandaleuse et irresponsable politique de l’autruche du ministère de l’Éducation Nationale qui ne s’est toujours pas décidé à les encourager. Aussi hallucinant que cela paraisse, rien, absolument rien d’envergure n’est prévu pour les mettre en avant. Aucune trace dans les programmes officiels, aucune directive adressée aux enseignants. Et cela dure depuis des lustres.

Cela va même au delà de la belle ignorance ou de la simple indifférence, il suffit de parcourir ces quelques anciens articles du Framablog pour s’en convaincre :

L’aggiornamento n’a toujours pas eu lieu. C’est une « culture propriétaire » et non une « culture libre » qui règne encore au sein du ministère et qui influence tous ses fonctionnaires. Voilà la triste vérité.

Dans ce contexte hostile on ne s’étonnera pas que les enseignants de la trempe de Christine Mytko[1] demeurent pour le moment minoritaires. Il en existe bien sûr, mais leur sensibilisation s’est bien moins faite grâce à l’école que malgré l’école. C’est pourquoi d’ailleurs un site comme le nôtre continue malheureusement d’avoir sa modeste utilité, mais qu’il est dur de nager à contre-courant alors que nous devrions plutôt tous surfer sur la vague du bon sens.

Au cours de l’interview ci-dessous publiée à l’origine sur le blog du site des Creative Commons, Christine Mytko constate que c’est la méthode « CASE » qui prévaut encore chez les enseignants. C’est l’acronyme anglais de « Copy And Steal Everything » signifiant que tout le monde fait à peu près n’importe quoi avec le respect des licences. Il suffit effectivement de passer une journée devant la photocopieuse d’une salle des professeurs pour s’en rendre compte.

On fait n’importe quoi mais comme on ne reçoit aucune information et qu’on ne s’expose à aucune sanction, il n’y a aucune raison de modifier son comportement. Un comportement que l’on retrouvera alors naturellement par ricochet chez les élèves de ces enseignants, c’est-à-dire nos enfants.

C’est entendu, l’école à d’autres chats plus importants à fouetter actuellement que ce détail des licences des ressources. Certes mais sans vouloir être grandiloquent « l’école du XXIe siècle sera libre ou ne sera pas ». Alors autant s’y préparer sérieusement dès maintenant et ne plus faire de chaque jour qui passe un jour de perdu.

Éducation et politique pédagogique libres : Entretien avec Christine Mytko, du site Curriki

Curriki’s Christine Mytko: Open Education and Policy

Jane Park - 5 août 2010 - Creative Commons Blog
(Traduction Framalang : Don Rico)

Au début de l’année 2010, nous avons annoncé une refonte de nos projets consacrés à l’éducation et un soutien accru au mouvement des REL, les Ressources Éducatives Libres (NdT: OER en anglais, pour Open Educational Resources). En ce sens, nous avons redoublé d’efforts pour accroître la quantité d’informations disponibles sur notre site. Outre la mise en ligne d’une nouvelle page d’acueil pour notre rubrique Éducation et notre portail consacré aux REL, sur laquelle nous expliquons le rôle que jouent les Creative Commons en tant qu’infrastructure technique et juridique, nous avons réalisé une série d’entretiens destinés à exposer les obstacles que rencontrent les REL et les chances qu’elles ont de trouver leur place dans notre paysage pédagogique.

Un changement de politique au niveau local, national et international constitue l’un des vecteurs les plus probants pour la promotion des REL. Il y a peu, nous avons eu la chance d’interroger Christine Mytko, qui milite pour l’adoption des REL à l’échelle locale dans le cadre de son métier d’enseignante et en tant que validatrice principale de la rubrique scientifique du site Curriki. De par son statut de professeure, Christine Mytko apporte un point de vue précieux sur l’éducation et la politique libres, et nous offre un bon aperçu de la façon dont on perçoit le copyright, l’utilisation des Creative Commons et des REL dans le monde éducatif.

Vous êtes enseignante et validatrice de la section scientifique de Curriki, que l’on décrit comme le « wiki nouvelle génération » pour l’enseignement primaire et secondaire. Pouvez-vous nous décrire brièvement qui vous êtes et ce qui vous a conduite aux fonctions que vous occupez aujourd’hui ? Quelle est d’après vous la mission de Curriki, et comment ce site aide-t-il les enseignants ?

J’ai passé la majeure partie de ma carrière à enseigner les sciences dans des collège publics. Il y a trois ans, j’ai eu la chance de trouver un poste qui allie mes deux passions : la science et la technologie. À l’heure actuelle, je suis intervenante en sciences chez les maternelles et professeure de technologie dans un petit collège de Berkeley, en Californie.

En 2007, j’ai posé ma candidature pour un temps partiel chez Curriki. Comme de nombreux enseignants, je cherchais à arrondir mes fins de mois. J’ai alors découvert une communauté d’éducateurs dévoués à la création collaborative et au partage de ressources libres. Membre de l’équipe de modération de Curriki, je suis chargée de valider les contenus scientifiques que l’on nous soumet et de fournir une notation et des retours publics au contributeur. Si besoin est, je participe aussi à d’autres projets. En ce moment, je travaille avec un professeur de chimie afin de réviser et soumettre un manuel de chimie numérique open-source dans le cadre de la California Learning Resource Network’s Free Digital Textbook Initiative.

Comme on peut le lire en page d’accueil du site, la mission de Curriki est de « fournir des ressources et des programmes libres de grande qualité aux enseignants, étudiants et parents du monde entier. » Certains l’auront deviné, son nom est un jeu sur les mots « curriculum » (NdT: « programme d’enseignement » en anglais) et wiki. Le dépôt de Curriki contient un choix riche pour les programmes d’enseignement, allant des plans de leçons à des séquences complètes, disponibles pour plusieurs matières, niveaux et langues. Curriki offre d’autres ressources tels que des manuels scolaires, des supports multimédia, et des projets collaboratifs.

Tout le contenu présent sur Curriki est partagé sous la licence Creative Commons Paternité (CC-BY), ce qui l’inscrit solidement dans l’espace des REL. Savez-vous pourquoi Curriki a choisi la CC-BY pour ses ressources en ligne ? Si vous l’ignorez, quel avantage présente la CC-BY comparé à du contenu « Tous droits réservés » ?

Les contributeurs de Curriki sont libres de placer leur contenu soit dans le domaine public soit sous une licence CC de leur choix, mais le contrat de licence par défaut est en effet le CC-BY. Je ne connais pas les raisons qui ont poussé Curriki à la choisir, mais c’est une excellente décision. La CC-BY confère aux enseignants la possibilité de remixer, partager et distribuer des ressources afin qu’elles soient les plus pertinentes pour leur programme d’enseignement.

La souplesse offerte par la licence CC-BY permet d’adapter le contenu très vite. La révision d’un manuel scolaire s’étale sur un cycle de sept ans. Le contenu de Curriki, lui, peut être mis à jour et « publié » en quelques secondes, et la communauté peut corriger les éventuelles erreurs tout aussi rapidement. De nombreux sujets, surtout en sciences et en technologie, évoluent si vite que l’enseignement ne peut se permettre d’être dépendant des cycles de publication trop longs des ouvrages propriétaires.

À l’heure actuelle, la Californie et le Texas sont les plus gros acheteurs de manuels traditionnels « Tous droits réservés », et les éditeurs se coupent en quatre pour répondre aux exigences de ces états. Les enseignants des autres états (et autres pays) sont contraints à composer avec ces limitations propriétaires. Des initiatives de REL telle que Curriki permettent néanmoins de modifier librement des outils afin qu’ils correspondent le mieux à leurs besoins pédagogiques et culturels. En créant ou en mettant à disposition un tel contenu dans des dépôts publics, les enseignants n’auront plus à travailler chacun dans leur coin et ne seront plus forcés à constamment « réinventer la roue ». Plus on donnera à partager librement du contenu de qualité au sein de communautés d’enseignants, moins on passera de temps à adapter de la matière propriétaire, ce qui permettra aux enseignants de consacrer davantage de leur temps, qui est précieux, à d’autres domaines importants de l’enseignement.

Décrivez-nous un projet pédagogique auquel vous avez intégré du contenu sous CC et/ou des REL. Quelles difficultés avez-vous rencontrées, vous ou vos élèves, en recherchant ou en utilisant des ressources sur le web ? Comment relateriez-vous cette expérience à des enseignants qui souhaitent attribuer les bonnes licences à leurs propres ressources pour la recherche et la découverte des REL ? Que doivent savoir ces professeurs ?

Pour mes cours de technologie, je fais en sorte désormais que tous les supports médias incorporés aux devoirs soient sous Creative Commons, dans le domaine public ou dépourvus de tout copyright. Au début, après des années à pouvoir piocher sans restriction dans Google Images, mes élèves se sont sentis très restreints dans leurs choix, mais nous avons débattu de ce qui sous-tend le copyright et les solutions alternatives à celui-ci, et nombre d’entre eux ont compris l’importance de respecter les droits.

Il existe de nombreuses sources d’excellente qualité pour aider les enseignants et les élèves à utiliser des ressources sous Creative Commons en cours. La page de recherche des Creative Commons, Wikimedia Commons, la section CC de Flickr et l’option de recherche avancée de Google sont des outils fantastiques pour trouver des images placées sous licence alternative. Pour la musique, des sites tels que Jamendo sont formidables.

Au départ, la terminologie a présenté des difficultés pour mes collégiens. Bien qu’il n’y ait que six contrats CC principaux, mes élèves ont été déroutés par des termes tels que « Paternité » (NdT: Attribution en anglais) et « Pas de modification » (NdT: No Derivatives en anglais). Le fait que Google emploie des formulations légèrement différentes (« réutilisation autorisée » et « réutilisation avec modification autorisée ») dans ses filtres de recherche n’a pas arrangé les choses. Mais les jeunes ont vite apprivoisé les termes et les procédures, et en l’espace de quelques cours, ils accédaient aisément à du contenu sous licence « Certains droits réservés » et l’utilisaient à bon escient. Évidemment, je leur demande de définir des droits d’utilisation pour leurs travaux, ce qui renforce la compréhension des licences et les pousse à réfléchir soigneusement aux droits qui comptent pour eux.

Concernant la mise à disposition de mes travaux sous forme de REL, je n’ai pas fini d’apprendre. Avant de rejoindre l’équipe de Curriki, j’hésitais à « publier » mes ressources sous licence libre. Après avoir consacré tant de temps et d’énergie à créer certaines préparations, il me semblait aberrant de les distribuer gratuitement sur Internet. Depuis quelques années, j’ai toutefois compris les avantages que présentent les contenus libres, et je publie sur Curriki, sous licence CC-BY, certains de mes travaux autrefois jalousement gardés. À présent, je partage sans restriction mes nouveaux travaux. Je me sens plus à l’aise pour utiliser et créer des ressources libres, et j’espère à présent passer à l’étape supérieure et collaborer avec d’autres enseignants.

Quelles sont les idées erronées ou les inquiétudes les plus répandues chez les professeurs concernant le partage de leur travail ? Pensez-vous que dans le secondaire, le professeur moyen connaisse l’existence de licences alternatives comme les Creative Commons ? Quelles politiques sont menées au niveau des établissements ou des institutions pour aider les professeurs à partager leur travail ?

Je suis certaine que le professeur moyen ignore jusqu’à l’existence même des solutions alternatives ouvertes. La plupart de mes collègues appliquent toujours la méthode CASE, Copy and Steal Everything (NdT: Tout copier, tout voler). Je ne pense pas que les enseignants utilisent des ressources de cette manière par paresse ou volonté de nuire. Quiconque a enseigné un jour sait l’ampleur du travail qu’il faut accomplir en très peu de temps. Parfois, copier une activité (souvent placée sous copyright) et la déposer dans le casier d’un collègue, ce n’est qu’une question de survie. Même parmi les professeurs qui sont conscients des problèmes de copyright, beaucoup invoquent le « fair use » (NdT: usage raisonnable en droit anglo-saxon, plus ou moins proche du droit de citation). Le problème, c’est que ces personnes surestiment souvent les protections et les privilèges que leur confère le fair use. En outre, nous sommes très peu formés sur le copyright et le fair use, et encore moins sur les Creative Commons et les REL. En plus de ne pas connaître ses responsabilités, un enseignant du secondaire ignore les droits et les autres solutions dont il dispose pour partager son travail.

Un certain nombre de blocages empêchent les enseignants de penser au partage de leurs ressources. Tout d’abord, créer un programme d’enseignement prend tellement de temps que beaucoup sont réticents à partager leurs cours parce qu’ils estiment que le produit de leurs efforts leur appartient. D’autres ont le sentiment que leur travail n’est pas assez bon. Et même pour ceux qui surmontent ces obstacles psychologiques, il reste les questions techniques sur la façon dont ils partageront leur travail sous licence libre. Aucun des établissements où j’ai travaillé n’avait mis en place une politique ou une plage de temps pour le partage des ressources. En discutant avec des collègues, j’ai découvert qu’eux aussi déploraient cette même absence de volonté de la part de leurs établissements. Même dans les rares cas où l’on tentait de donner des directives dans ce sens, les professeurs choisissaient souvent de ne pas les appliquer. À l’heure actuelle, la plupart des enseignants n’ont ni l’accès, ni la formation, ni le soutien nécessaires pour participer en confiance au mouvement des REL.

Curriki fournit un gros travail pour indiquer à quelles standards pédagogiques des divers états des USA correspondent ses ressources. Pouvez-vous nous expliquer cela fonctionne ? Quels avantages et difficultés cela présente-il ? En quoi est-ce utile ?

Ce travail ne fait pas partie de mes attributions chez Curriki, mais je peux vous donner un avis personnel, en tant qu’enseignante et membre de Curriki. Lorque l’on consulte une ressource sur notre site, quatre onglets apparaissent – Contenu, Détails, Standards, et Commentaires. Cliquer sur l’onglet Standards permet à l’utilisateur de voir à quels programmes elle correspond, ainsi que de l’associer aux standards d’un autre état. Le procédé est très intuitif : l’utilisateur parcourt une série de menus et choisit les standards qui lui paraissent appropriés.

Le bénéfice principal sera sans doute la possibilité de rechercher des ressources répondant à un standard voulu en passant par la page que je viens de mentionner. Le plus grand défi consiste à associer les différents standards à nos ressources existantes et futures. Curriki s’appuie en grande partie sur la communauté pour que ce chantier s’accélère. Pour l’heure, les couples standards/normes ne sont établis que pour la moitié des états, et même ces regroupements sont incomplets.

On parle beaucoup des REL en ce qui concerne les politiques pédagogiques, surtout sur la question des manuels scolaires libres. À votre avis, quel est l’avenir du manuel scolaire pour le primaire et le secondaire ? Comment souhaiteriez-vous que cela se traduise dans les politiques éducatives ?

Comme de nombreux enseignants, j’ai le sentiment que le règne du manuel scolaire touche à sa fin. En tant que professeur de sciences, j’ai rarement été dépendante d’un manuel pour préparer mes cours, et je m’appuie davantage sur des ressources que je trouve en ligne ou que je crée moi-même. Grâce aux REL, je profite mieux de la création et du partage de travaux au sein d’une communauté collaborative. La science et la technologie se prêtent bien à une adoption précoce de la philosophie du libre, mais je suis convaincue que d’autres matières suivront bientôt.

Les manuels ne pourront conserver leur mainmise actuelle. Un article récent du New York Times indiquait que « même les éditeurs de manuels traditionnels reconnaissent que l’époque où l’on modifiait quelques pages dans un livre afin d’en vendre une nouvelle version était révolue. » Les manuels scolaires coûtent cher et sont vite obsolètes. Pour corriger les erreurs qu’ils contiennent, il faut attendre l’édition suivante. En comparaison, les REL sont très bon marché voire gratuites, constamment mises à jour, et faciles à corriger. Il serait formidable que l’argent économisé si l’on préférait les REL abordables aux coûteux manuels servait à acquérir des outils pédagogiques supplémentaires et financer des formations pour les enseignants. Ou mieux encore, que les administrations puissent employer ces fonds à payer les enseignants pour qu’ils se réunissent et collaborent à la création de REL sur leur temps de travail.

Pour terminer, à quoi « ressemble » un environnement d’enseignement et d’apprentissage qui exploite avec succès les immenses possibilités des REL ? Avez-vous des considérations à nous faire partager… des inquiétudes, des espoirs, des prédictions ?

Un environnement d’apprentissage efficace se doit d’être bien pensé, attrayant, motivant, et souple. Les REL sont toujours d’actualité, on peut aisément et en toute légalité les adapter aux besoins des élèves. Une communauté de REL peut fournir aux enseignants les ressources et le soutien nécessaires pour répondre aux attentes de la catégorie d’élèves à laquelle ils s’adressent. Des ressources partagées librement permettent à d’autres de gagner d’innombrables heures de travail individuel redondant, et grâce à eux, les professeurs ne sont plus prisonniers d’un programme pédagogique propriétaire.

Les établissements scolaires commencent à comprendre les économies que permet l’abandon du modèle actuel de manuels scolaires, et je prédis que les éditeurs s’adapteront aux exigences du marché. J’espère que les établissements reconnaîtront enfin que les enseignants sont une ressource précieuse, des professionnels qualifiés, et qu’ils méritent une contrepartie pour le temps qu’ils passent à créer leurs programmes de cours.

Dans l’idéal, la salle de classe devrait être un espace où les élèves ne sont pas que des consommateurs passifs de ressources et de documents multimédia, mais plutôt des collaborateurs actifs, qui synthétisent et publient leur travail. J’espère que dès le plus jeune âge on apprendra aux élèves à utiliser le travail d’autres personnes de façon appropriée, et qu’on les encouragera à partager leurs travaux sous une licence libre avec certains droits réservés au lieu de se rabattre sur la solution par défaut du copyright classique, ou pire, ne pas les partager du tout. Je veux que mes élèves et mes collègues comprennent qu’en partageant des ressources, ils contribuent à constituer une réserve de matériel pédagogique qui servira à d’autres bien au-delà des murs de leur salle de classe. C’est un changement important dans la philosophie pédagogique actuelle, mais des sites tels que Curriki constituent un grand pas dans la bonne direction.

Notes

[1] Crédit photo : Christine Mytko (Creative Commons By-Nc)

Geektionnerd : Steam

Geektionnerd - Simon Gee Giraudot - CC by-sa

Geektionnerd - Simon Gee Giraudot - CC by-sa

Geektionnerd - Simon Gee Giraudot - CC by-sa

Crédit : Simon Gee Giraudot (Creative Commons By-Sa)

Découvrez Ruby on Rails dans sa version 3.0 !

Image utilisateur

Après plusieurs bêtas, Ruby on Rails entre en version 3.0 finale. Cette toute nouvelle version débarque avec un lot de nouvelles fonctionnalités et d'innombrables corrections de bugs.

Ruby on Rails (ou RoR pour les intimes) est un framework web open-source écrit en Ruby par David Heinemeier Hansson et qui suit le modèle MVC. Son objectif est de rendre le développement web aisé, tout comme une grande variété de frameworks : Django (Python), Lift (Scala), etc.

RoR possède de bons atouts qui le caractérisent :
  • il permet de créer des sites web simplement et rapidement (voir la documentation sur developpez.com) ;
  • la flexibilité de Ruby lui permet de suivre DRY et ainsi d'avoir un résultat impressionnant et facilement maintenable pour un minimum de code ;
  • RoR offre également des technologies nativement intégrées comme la technologie AJAX permettant d’offrir aux utilisateurs une interface riche et ergonomique ;
  • la possibilité de créer un petit site web relativement complet grâce à de nombreux outils (générateurs de code principalement) déjà intégrés dans RoR.
Il peut donc en résulter des sites qui proposent des interfaces riches en fonctionnalités et pourvues d’une forte interactivité.


Les nouveautés de la version 3.0


Arel


Rails a choisi d'adopter le moteur de requêtes Arel pour Active Record, cette implémentation offrant la possibilité de faire des requêtes plus cohérentes et facilement composables. Elle permet aussi de retarder l’exécution de la requête jusqu'au moment où elle devient vraiment nécessaire.

En voici un exemple :

Code : Ruby
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users = User.where(:name => "david").limit(20)
users = users.where("age > 29")

# SELECT * FROM users 
# WHERE name = "david" AND age > 29 
# ORDER BY name
# LIMIT 20
users.order(:name).each { |user| puts user.name } # La requête n'est exécutée qu'ici

Image utilisateur

Nouvelle interface pour les routes



L'interface pour définir les routes (quelle page est affichée pour quelle url et quels paramètres) a été repensée et a maintenant une syntaxe plus claire et relativement plus concise.

Toujours dans la syntaxe, on constate que cette version en apporte une qui privilégie le style d'architecture REST et qui offre également une plus grande flexibilité.

Code : Ruby
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root :to => 'projects#index'

resources :people do
  resource :avatar
  collection do
    get :winners, :losers
  end
end

# /descriptions, /fr/descriptions, /en/descriptions
scope '(:locale)', :locale => /fr|en/ do
  resources :descriptions
end


Bundler


La gestion des dépendances d'une application Rails a longtemps été un soucis pour les développeurs. Pour résoudre ces problèmes, Bundler permet de spécifier l'environnement dans lequel s'exécute l'application.

L'installation est ainsi automatique et ne nécessite qu'un bundle install.
Bundler possède aussi des fonctionnalités avancées telles que la possibilité d'utiliser directement un projet sur Git (et donc de bénéficier des dernières mises à jour).

Voici un exemple de Gemfile :

Code : Ruby
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source :rubygems

gem 'rails', '3.0.0'
# ou avec la version 'edge'
gem 'rails', :git => 'git://github.com/rails/rails.git'

gem 'mysql2'

group :development do
  gem 'capistrano'
end

group :test do
  gem 'rspec-rails', '>= 2.0.0.beta.19'
end


Au revoir les problèmes d'encodage !


La navigation sur Internet a souvent été rendue pénible du fait des problèmes d'encodage. Ceux-ci sont le plus souvent causés par le mélange d'informations sous différents modes d'encodage.

Avec une gestion native des encodages dans Ruby 1.9, Rails peut maintenant s'assurer de ne plus jamais assembler des données dans des encodages différents, et facilement les convertir au besoin.

Action Mailer


L'une des grandes nouveautés de cette version 3.0, c'est sûrement la réécriture de l'API ActionMailer. En bref, cette API permet d'envoyer des emails à partir de l'application web.

Auparavant, pour transmettre des emails, il fallait créer un modèle ActionMailer :

Code : Ruby
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class UserMailer < ActionMailer::Base
  def welcome_email(user)
    recipients user.email
    from "I'm nobody <42@unknown>"
    subject "Hello World"
    body {:user => user }
  end
end


Avec Rails 3.0, c'est déjà plus simple grâce à l'intégration de la nouvelle bibliothèque Mail sur Action Mailer :

Code : Ruby
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class UserMailer < ActionMailer::Base
  default :from => "I'm nobody <42@unknown>"
  def welcome_email(user)
    @user = user
    attachments['terms.pdf'] = File.read('/path/terms.pdf') 
    mail(:to => user.email, :subject => "Hello World")
  end
end


Sécurité


Image utilisateur
Internet est un environnement vaste et dangereux. C'est pourquoi, auparavant, RoR offrait une protection contre les attaques XSS assez complexe. Entre autres, il fallait échapper manuellement dans les vues les entrées de l'utilisateur avec des helpers.

Avec cette nouvelle version, il suffit maintenant de déclarer les entrées à ne pas échapper en les marquant comme html_safe. Ce qui est donc plus facile et privilégie la sécurité proposée par défaut.

Autres améliorations


Un certain nombre d'autres nouveautés sont arrivées dans cette version 3.0, vous pouvez consulter la liste des plus importantes sur l'annonce officielle de la sortie de Rails 3.0.


Liens utiles et sources


La boulette de l'écureuil

Ceux qui utilisent SPIP (version 2.1) ont leur CMS vide depuis ce matin, vendredi 3 septembre 2010. Aucun article ne s'affiche, pourtant aucun message d'erreur n'est remonté.

Ce bug plutôt déroutant vient d'une erreur sur le calcul du temps propulsant une date dans un futur trop éloigné : janvier 1901 !

Les développeurs de SPIP présentent leurs excuses aux utilisateurs.


lien 1 : spip.net
lien 2 : Annonce du correctif
lien 3 : Suivi du bug
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